est le titre du dernier livre d'Isabelle Filliozat, un concentré de situations "classiques" exprimées par l'enfant et que le parent n'arrive pas à décoder, à accompagner, à changer ... Un guide sur que fait-il ? pourquoi le fait-il ? comment y répondre ? par tranches d'âges (juste l'astuce d'enfer pour s'y retrouver !!!). Cela m'aide régulièrement au quotidien en complément d'autres apports et échanges.

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C'est aussi ce que m'a dit une maman ce midi dans la galerie marchande où je me trouvais avec Benjamin.

Nous étions venus en duo pour manger des frites à la cafétéria. A peine avons-nous passé le sas de la galerie que mini a filé à toute berzingue jusqu'aux portes de la parapharmacie. Il s'est mis dans le rayon laser pour les ouvrir et est entré !!!? Je l'ai trouvé devant le comptoir Fleurs de Bach. Il sautait sur ses pieds en disant : "je veux ça je veux ça" et son doigt montrait ça :

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Dans la queue pour payer, Benjamin était impatient de manger - "un bonbon Rescue maman". Le voyant aussi enthousiaste, la dame derrière moi me dit :

- "Il a l'air de bien connaître !"

- "Oui il en prend souvent quand il a un souci."

- "On m'en a conseillé pour mon enfant de 2 ans 1/2 mais cela n'a pas marché !"

- "Qu'est-ce qu'il a votre petit ?"

- "Il se réveille 2 à 3 fois la nuit".

- Rescue gère la crise émotionnelle mais n'agit pas sur toutes les humeurs. A votre avis, qu'est-ce qu'il ressentait ?"

- Il demandait à boire, il voulait juste un câlinou pour se rendormir, il a fait aussi des cauchemars ..."

- Rescue n'équilibre pas ses émotions. Il y a des fleurs plus appropriées. Et vous, comment vivez-vous la situation ?

- Je suis fatiguée car je travaille. Mais je réponds toujours parce que quand j'étais petite ma maman ne venait jamais. Je me souviens très bien de ses absences. Ce n'est pas très loin tout ça. Alors pour mon fils, je veux qu'il soit rassuré.

- C'est important ce que vous dites. Si vous voulez réellement un résultat avec les Fleurs, je vous conseille d'en prendre avec votre garçon. Il est dans votre champ émotionnel et capte votre souffrance. Peut-être son attitude vous permet-elle de guérir vos blessures ?

- Oui, je sens bien que je suis au milieu de cette histoire. J'ai tout essayé vous savez : l'ostéo, le microkiné, les fleurs ... il me reste l'homéopathie.

- Hum hum. Sinon concernant ses cauchemars, savez-vous s'il a des émotions difficiles en journée ?

- Je ne sais pas. Il va chez une nounou. Elle le stimule beaucoup.

- Ah ... j'avais apprécié une conférence où la personne disait que les enfants n'ont pas besoin d'être stimulés. Ils sont programmés pour apprendre. Nous sommes juste là pour observer où ils en sont et les accompagner dans leur évolution. Observer est très difficile pour moi. J'ai mis du temps à suivre leur mouvement au lieu de leur imposer mes envies, mes idées sur l'éducation. Au final, je les mettais en difficulté. Peut-être que ses cauchemars ont un lien avec ce qu'il se passe chez nounou ? Vous pourriez discuter avec elle des sentiments qu'il exprime face à des situations difficiles, nouvelles, angoissantes ? Et voici les références d'un forum de parents dont les témoignages vous donneront sans doute d'autres pistes.

 

 

Un traitement floral invite à reprendre les choses en main et à agir. Ce petit garçon ne peut pas tout faire tout seul, il a besoin de ses parents pour sortir d'un schéma (en sachant que ses réveils ne relèvent pas forcément d'un dysfonctionnement, cf. ci-après). Eventuellement questionner l'Assistante Maternelle, éventuellement lui demander de changer sa façon de faire avec lui, éventuellement amener la maman à guérir de sa souffrance d'enfant, qui influe aujourd'hui son rapport à son enfant. Voilà le chemin à emprunter si on choisit les quintessences pour retrouver un équilibre familial. Ce n'est pas juste prendre quelques gouttes par jour. C'est aussi un travail sur soi !

 


Deux autres pistes parmi des dizaines et des dizaines d'autres ...


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Chapitre : Comment dorment les bébés
Quand chez nous (en France), on devient parent pour la première fois, on a généralement qu'une idée très vague des besoins d'un bébé et des meilleures façon d'y répondre.

C'est particulièrement vrai pour tout ce qui concerne le sommeil, où des attentes souvent irréalistes engendrent inquiétudes (mon enfant a-t-il un problème de sommeil ?), fatigue, rancoeurs (cet enfant m'épuise), envie de dressage, etc.

Aussi n'est-il pas inutile de donner d'abord quelques faits, fondés sur la physiologie de l'observation.

Quelques faits en vrac
On a déjà dit que le petit d'homme naît prématuré si on le compare à l'état d"'achèvement" de beaucoup d'autres petits de mammifères. Cet "inachèvement" est notamment vrai pour le sommeil, qui va peu à peu s'organiser au cours des mois et des années.

À la naissance, les cycles de sommeil sont beaucoup plus courts que chez l'adulte : 50 mn contre 90 mn. Ils vont petit à petit s'allonger jusqu'à l'adolescence. En phase de sommeil paradoxal (= "sommeil agité" chez les nouveau-nés), le réveil est difficile chez l'adulte, facile chez l'enfant.

Comme le dit le Dr Françoise Delormas, « connaître les cycles permet d'accepter les rythmes de sommeil et d'éveil chez les tout-petits sans dramatiser : leurs cycles sont plus courts que les nôtres, dans un sommeil encore fragile, mal structuré. À chaque fois qu'ils passent d'un cycle à un autre, ils peuvent se réveiller : ils babillent ou restent tranquillement les yeux ouverts, ou pleurent. »

Avant 3 mois, il n'y a pas d'organisation circadienne (= sur 24 heures). Après 3 mois, l'influence circadienne augmente, les périodes de sommeil stable s'allongent pendant la nuit, le "sommeil agité" diminue dans la journée. Mais l'organisation circadienne n'est pas terminée avant 2 ans.

La proportion d'enfants qui recommencent à se réveiller la nuit augmente après 9 mois pour être à son maximum dans la deuxième année. À 3 ans, 20 à 35% des enfants se réveillent encore la nuit et cela diminue jusqu'à 5 ans (Dr Nédelcoux du Service d'explorations fonctionnelles du système nerveux au CHU de Bicêtre, 1995). D'après le Dr Jalin (consultation des troubles du sommeil à l'hôpital St Vincent de Paul), les chiffres seraient même plus importants : entre 2 et 3 ans, 60% des enfants se réveilleraient au moins une fois par nuit, mais seuls 5% auraient un vrai trouble du sommeil (Que Choisir, janvier 1991). Une toute récente enquête, conduite à Lyon sur 147 enfants de moins de 18 mois, montre que 65% se sont réveillés dans la nuit et ont gardé les yeux ouverts pendant plus de 20 minutes.
Une étude finlandaise portant sur 270 bébés âgés de 0 à 12 mois, avait donné les résultats suivants en 1990 :
– jusqu'à 3 mois, les bébés dormaient un total de 15 h en moyenne (fourchette de 12 à 20 h), 90% se réveillaient au moins une ou deux fois par nuit,
– de 3 à 5 mois, près des trois-quarts se réveillaient une ou deux fois,
– de 6 à 8 mois, les deux-tiers se réveillaient une ou deux fois,
– de 9 à 12 mois, 47% se réveillaient une ou deux fois.

Il est normal pour le bébé de se réveiller la nuit
Face à cette accumulation de chiffres, on peut légitimement se poser la question : si tant de bébés se réveillent la nuit, n'est-ce pas parce que cela répond à un besoin physiologique ?
C'est ce que pense l'anthropologue américain James J. McKenna, qui étudie le sommeil des bébés dans son laboratoire depuis de nombreuses années, et relie ces réveils à l'immaturité du petit humain à la naissance .
Cette immaturité porte sur tous les organes et systèmes, et notamment sur le cerveau. Pour McKenna, la médecine et la société occidentales modernes considèrent que les bébés sont physiologiquement autonomes à un âge où ils ne le sont en fait pas encore, et où ils ont toujours besoin d'être "assistés" par la proximité de l'adulte.
Chez le bébé, les mécanismes d'éveil ne sont pas encore au point. Or l'on sait que la mort subite du nourrisson (MSN) traduit entre autres une déficience de la capacité à se réveiller. Les réveils nocturnes seraient donc un facteur de protection contre la MSN. Quand le bébé dort seul, il a plus de sommeil profond (phases 3 et 4), pendant lequel il lui est plus difficile de se réveiller lorsque survient une apnée potentiellement mortelle.

Sur un autre plan, il est particulièrement simpliste de décréter, comme le font tant d"'experts" sur le sujet, qu'au-delà de 8 semaines et un poids de 5 kg, les bébés ont des réserves énergétiques suffisantes pour "tenir" toute la nuit sans manger, et qu'il est donc temps de commencer le dressage si l'enfant ne "fait" pas encore ses nuits : les réveils nocturnes ne servent pas qu'à assouvir la faim.

Robert Wright, quant à lui, explique ces réveils de façon très imagée : « Peut-être bien que le cerveau des bébés a été façonné par des millions d'années de sélection naturelle où les mères dormaient avec leurs bébés. Peut-être bien qu'autrefois, si un bébé se retrouvait tout seul la nuit, c'était souvent très mauvais signe (la mère avait pu être dévorée par une bête sauvage, par exemple). Peut-être bien que le cerveau des tout-petits est programmé pour réagir à cette situation en hurlant, de sorte que toute personne proche l'entende et puisse le trouver. Bref, peut-être bien que si les enfants laissés seuls semblent terrifiés, c'est tout simplement parce qu'ils sont vraiment terrifiés. » (Time, 14/04/97).

 

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Extrait du chapitre avril, Rebecca est un foetus de 7 mois. Elle (son âme) parle à sa future mère dans ce que nous appelons "le rêve".

"Ne choisis pas un lieu où l’on provoquera ou l’on avancera ma naissance de quelques heures pour se plier à des horaires qui auront le seul mérite de faire plaisir au personnel médical. Encore une fois, ce ne serait pas dramatique mais mes 3ème et 4ème chakras pourraient en souffrir pendant les 2 ou 3 premières années, rendant ainsi mon sommeil plus difficile. Toutes les substances chimiques que l’on injecte dans un corps sont dotées d’une contrepartie subtile qui agit évidemment sur les organismes de mêmes nature vibratoire qu’eux. N’oublie pas que tout vit et que la chimie se prolonge dans le monde vital."