Par deux fois, en un mois, zhom et moi avons été spectateurs de cette scène assez courante (chez les enfants).

  • Benjamin fait une chute et se fait mal. Il pleure et cherche du réconfort
  • Son grand frère le regarde et rit très fort

 

Nous avons réagi spontanément et sans prise de recul - ce qui bien sûr, a fourvoyé la bonne réponse :

  • C'est pas gentil de rire !
  • Tu crois que c'est drôle ? Il s'est fait mal !
  • Ton rire m'énerve. La prochaine fois que tu tombes, je fais pareil ! Tu verras si c'est amusant !
  • j'en passe d'autres affreusement vilaines

 

Je sais que nous n'avons pas eu la bonne attitude. Nos remarques ont sans doute blessé notre aîné, et peut-être s'est-il dévalorisé (je suis nulle) ? Je sais qu'il me faudrait dégonfler mon ballon émotionnel pour pouvoir agir positivement. Je viens de lire un paragraphe qui m'apporte l'information scientifique dont j'avais besoin pour me sentir plus forte dans ma conviction :

coeur"Le cerveau adulte est complètement mature, lui donnant la possibilité de gérer seul son émotion. Le cerveau de l'enfant n'a pas terminé son développement. Les aires frontales qui aident à se centrer sur autrui, les zones corticales supérieures qui permettent de secondariser les émotions, cad de mettre des mots dessus, de leur donner du sens, sont en cours de construction. Le cerveau limbique ordonne peurs, rires ou larmes sans médiation des aires dites supérieures. L'enfant a donc besoin de l'accompagnement de l'adulte pour ne pas être envahi et débordé par ses affects, pour canaliser son énergie, pour apprendre à exprimer ses besoins de manière socialement acceptables, pour savoir qu'il ne court pas de danger en se laissant aller à ce qu'il ressent. Pas question de le laisser seul avec ses émois quand il n'a pas encore les outils mentaux pour gérer efficacement ce qu'il vit. (...) Plutôt que de laisser nos enfants seuls aux prises avec leurs monstres intérieurs, nous pouvons être là. Les parents ont la responsabilité de la sécurité affective des enfants."

 

Je sais que j'ai reproduit ce que mes parents ont fait avec moi (cf. mémoire des neurones miroirs). Donc je suis douce avec moi-même et profite de l'appui de cette lecture pour en rediscuter avec mon p'tiot tout à l'heure.