1ère journée d'école après un bon week end et un retour émotionnel fracassant !

 

Quelle que fusse la situation, Titou avait besoin de se défouler, allant du petit geste déplacé à de véritables coups. J'ai bien compris qu'il y avait une énergie à évacuer et apparemment de la colère. Comme il recherchait systématiquement le contact avec moi, j'ai décidé de l'accompagner physiquement plutôt que de lui proposer des petites fleurs.

J'ai commencé par mettre en place un combat de boxe entre nous deux. Seulement, ses coups sont devenus rapidement très forts et ne voulant ni le blesser, ni lui donner l'idée de faire pareil avec son petit frère, j'ai préféré changer de stratégie.

Je suis allée chercher un gros coussin que j'ai placé devant moi en guise de protection. Ensuite j'ai relancé la rixe en mettant des mots sur les attitudes de mon enfant :

- "Je suis énervé parce que je ne voulais pas manger à la cantine. C'est injuste, quand je dis "non", mes parents ne respectent pas ma demande. Je suis en colère parce que le mauvais temps nous empêche de jouer dehors. Et moi je voulais faire du badminton à la garderie. Je te déteste maman parce que tu as oublié ma trotinnette pour m'amuser chez la nounou de Benjamin ... etc ... etc ..."

Mon monologue était une pure invention. J'essayais de deviner ce qui avait pu se passer dans la journée de mon fils pour qu'il ait cette accumulation de colères. Un tas si important qu'il n'arrivait plus à les contenir. Je mettais le ton et l'énergie ; et sans doute est-ce cela qui lui a permis de vider son sac.

Trois minutes de lutte plus tard, il a ri puis baissé les armes en me demandant un câlin.

Son petit frère a alors pris le relais en me montrant son intérêt pour l'activité. J'ai joué le jeu en allant chercher un second coussin, et les deux frangins m'ont mitraillée de coups en riant aux éclats. Ce fut vraiment un défoulement profitable pour tout le monde. Simple, efficace, gratuit, maintien en forme, rééquilibre les centres émotionnels. A refaire.