Dernièrement, une amie me débriefait une conférence traitant du sacro-saint sujet "poser des limites à son enfant". L'animateur se présentait comme chercheur en sciences humaines.

Quand nous (parents) prenons le temps et l’énergie de nous rendre à ce type de rencontre, c’est pour y trouver des informations utiles, des solutions simples, concrètes, réalisables et réalistes, agissantes (transformantes) - afin de mieux gérer ou dépasser nos diffcultés avec nos enfants.

A un couple qui a osé parler en public d'une difficulté relationnelle avec leur enfant (4 ans) – qui va jusqu’à les taper.Qui a expliqué les différentes solutions éducatives appliquées durant des mois. Et qui a fini par dire qu’ils n’en pouvaient plus car rien n'a marché ! L'animateur leur a répondu (grosso modo) de continuer dans la même voie, avec la même méthode parce que l’enfant devait se plier à l’autorité.

Ce témoignage  nourrit une réflexion que je mijote depuis des semaines. Je m’en suis donc saisi pour écrire ce post.

 

Pourquoi spécifiquement dans le domaine de l’éducation, quand l’objectif souhaité n’est pas atteint, quand un apprentissage ne s’intègre pas, nous (parents) obstinons-nous à faire et refaire et rerefaire de la même façon avec nos enfants ?

 

  • Attendons-nous un miracle ?
  • Pensons-nous nos enfant subitement idiots ? Rolling Eyes

 

Je récapépette :

  • je dis quelquechose à mon enfant pour qu'il fasse ce quelquechose
  • mon enfant ne fait pas ce quelquechose
  • je lui redis la même chose
  • mon enfant ne fait toujours pas ce quelquechose
  • je varie un peu ma version tout en restant dans les mêmes rails
  • mon enfant réagit encore de la même manière ... il ne fait pas ce quelquechose
  1. je reste étrangement surprise  
  2. je sens l'impuissance en moi  
  3. arrive une vague de colère 
  4. puis le conflit en live avec l'intéressé ... ( au pire en rêve)

 

CHANGEONS DE POINT DE VUE

Je me lance dans la conduite d'une nouvelle voiture. Après un premier essai, j'ai mal aux mollets. Sans doute mon siège est-il mal réglé ! Trop loin ou trop près des pédales ? Qu'est-ce que je fais la fois suivante ? Je laisse mon siège ainsi ou je le bouge ?

Je me lance dans la réalisation d'une nouvelle recette de gâteau. Après un premier essai, il est trop cuit. Sans doute un problème de réglage de four ou de durée de cuisson ? Qu'est-ce que je fais la fois suivante ? Je laisse le thermostat et le temps de cuisson identiques ou je change au moins un paramètre ?

Je me lance dans la coordination d'un projet. A notre première réunion, une personne est surchargée de travail et demande de l'aide pour garantir le délai. Qu'est-ce que je fais ? Je lui laisse les mêmes tâches ou je propose un changement ?

Avancer ou reculer un siège de voiture ; baisser la chaleur d'un four ou diminuer un temps de cuisson ; décharger de travail un collègue... ces modifications de paramètre sont indispensables pour espérer un changement positif.

 

Alors pourquoi ?

Pourquoi ce que nous faisons naturellement dans la vie de tous les jours dans différents domaines, nous ne le faisons pas aussi facilement avec nos enfants ? Pourquoi en situation d'échec avec eux, agissons-nous identiquement, alors que la variation d'une donnée permettrait d'atteindre plus respectueusement l'objectif ?

Qu’est-ce qui m’empêche de changer mon comportement ?

  • la fatigue
  • la paresse
  • un manque d’imagination
  • des croyances limitantes
  • le besoin de sortir une colère cumulée
  • le besoin de me plaindre
  • l’énergie demandée
  • le besoin d’affirmer un pouvoir sur l’enfant ...

 

Exemples de situations personnelles où un seul changement de paramètre a permis une réussite collective

Un de nos garçons a souvent du mal à se réveiller le matin (uniquement les jours d'école). Et parfois à se réveiller de bonne humeur Rolling Eyes. En plus de faire la larve sur son lit. Il fait la gueule. Il a le droit sauf que l'horloge tourne et que ses parents travaillant, il est dans l'obligation d'aller en classe.

Dans l'ancien temps, avec l'ancienne méthode ou quand nous redevenons incompétents, la façon de faire était : de nous énerver, d'élever la voix, de faire du chantage, de le sortir de force du lit, de le mettre en pyjama sur le palier ... etc ...rien d'agréable pour personne sans être dans l'horreur non plus.

Aujourd'hui selon notre humeur et notre disponibilité, nous avons deux variantes. Soit nous faisons un brin de causette en mode bienveillance. Soit comme jeudi matin, je mets mon nez de clown et je deviens cocotte-poulette. Dès qu'il me voit ainsi, mon gamin s'ouvre à la communication - au lieu d'être dans le refus et la résistance.

- Cocotte, je ne veux pas aller à l'école

- Oh ! tu préférerais rester ici avec Cocotte ?

- Oui et puis j'ai des nuages dans mon coeur

- Tu as le moral dans les chaussettes !

Il rit

- En ce moment même le ciel est triste. Comment pourrait-on faire pour voir le soleil ?

- On pourrait prendre l'avion !!!

- Bonne idée ! Allez monte sur le dos de Cocotte, nous allons faire un p'tit voyage en avion à la recherche du soleil. Attention au départ, le vol 349 va décoller. Attachez votre ceinture et serrez-vous fort au cou de Cocotte.

Quelques minutes plus tard, il était devant son petit-déjeuner tout sourire et me dit :

- Maman, j'ai du sunnydans mon coeur.

Et sa journée commençait bien

* * *  * * *  * * *  * * *  * * *  * * *  * * *

Le vendredi midi, j'accueille pour déjeuner un copain de classe de mon Titou. Au moment de repartir à l'école, c'était toujours la croix et la banière pour préparer la troupe. Nous passions la porte de classe à 13h30, ensuite elles fermaient !!! J'avais beau me dire, il faut les prévenir à 13h (au lieu de 13h15), je n'y arrivais pas car ce quart d'heure de moins soulignait durement mon incompétence. Quand j'ai identifié cette humeur, j'ai pu imaginer une solution pour éviter mon stress. Voici ce que j'ai fait hier ...

13h00 ! Les enfants jouent à l'étage. Je sonne à la porte d'entrée. Titou entend le carillon et descend.

- Maman, quelqu'un a sonné ! Je vais voir

- Mmmh !

il ouvre la porte et regarde

- Maman il n'y a personne Shocked

- Moi je vois petit ange. Il me dit d'approcher.

Je sors sur le palier et fais semblant d'écouter un message

- Petit Ange dit que c'est l'heure de partir à l'école

- Ah ! Il vient avec nous ?

Je me tourne vers petit ange

- Il est d'accord de se cacher dans ton cartable

- Super ! Je vais prévenir Tom.

- OK ! Si tu veux apporter un doudou pour la sieste, il reste de la place dans ton sac.

A 13h20, pour la première fois depuis le début de l'année, nous avons franchi les grilles de l'école sans aucun stress (chez moi)

 


 

Chestnut budWhite chestnut

 

 

 

 

 

 

Dans le système floral BACH, l'élixir CHESTNUT BUD (le bourgeon de marronnier) nous aide à tirer les leçons de nos expériences pour ne pas rester enfermés dans le même schéma de dysfonctionnement. Et la quintessence WHITE CHESTNUT (Marronnier à fleurs blanches) favorise notre concentration en calmant des pensées ressassantes à la recherche de solutions.